
Départ pour Ubud à 10h en shuttle bus (85 000 RP pour deux) pour éviter de faire les 2 correspondances en bus public. Encore une fois nous tombons dans la facilité mais au final, c'est très rapide et à peine plus cher (quelques centimes d'euros). Arrivés à 12h à Ubud.
Nous trouvons un ôtel sur rue Hanoman à 60 000 RP la nuit. La négociation fut âpre et nous nous engageons à rester 3 jours sur place.
Promenade dans la ville et découverte de la rue Kanjen menant directement aux rizières de Ubud, paysages magnifiques. On découvre enfin les superbes rizières dont tout le monde parle.La promenade, initialement de 20 minutes, a duré 2 heures. On rentre, complètement fourbus à l'hôtel.
Mardi 6 octobre.
Nous visitons l'autre gloire locale: la Monkey Forest. Ne vus étonnez pas mais il s'agit d'une forêt peuplée de singes! Ici, les singes sont plutôt sympas, aucune agressivité. De plus, l'endroit est très beau car la forêt ou plutôt la jungle y est luxuriante.
Nous passons le reste de la journée dans Ubus. Cette ville est un immense centre commercial d'art à coeur ouvert. Des dizaines de boutiques de fringues, de sculptures, de peintures...Beaucoup de monde y vient pour faire du business. On découvre une crêperie bretonne qui méritera qu'on y revienne.
Mercredi 7 octobre
Aujourd'hui, grande première. Nous décidons de louer un scooter 125CC automatique pour découvrir l'île de Bali autrement.La sortie aura lieu au Mont Batur dans le nord est. Mais l'expédition a viré au Paris Dakar tellement nous nous sommes plantés dans les chemins de sable et de pierre. Sans parler des routes tellement abruptes que le scooter ne montait plus. Notre carte n'était pas très précise et nous avons en fait pris un chemin qui n'est pas fait pour les scooters. On a bien flippé car évidemment l'essence commençait à manquer mais au final tout s'est bien passé. Nous avons pu atteindre le village de Kintamani, faire le tour du volcan et rentrer sur Ubud.
La conduite ici est assez particulière car on roule à gauche pour commencer, ensuite les bas-côtés de la route servent aussi de chaussée mais surtout il n'y a aucun feu de circulation ni même de panneau. Enfin, le scooter est le roi ici donc après quelques kilomètres d'apprentissage, Mikael a bien compris que le seul truc à faire c'est de ne jamais s'arrêter et de klaxonner toutes les minutes environ. Il s'agit du sport local ici. Le klaxon sert à prévenir que tu es là, que tu doubles, que l'autre prend trop de place...Mais en aucun cas, il ne sert de défouloir comme c'est le cas en France. Car ici, malgré l'apparente cacophonie sur la route, tout le monde est très calme et conduit finalement prudemment. C'est très paradoxal comme situation.
Le soir, après cette sortie tumultueuse, les corps sont en compote mais nous avons loué le scooter pour 2 jours donc on r'met ça?
Déjà 3 jours sur Ubud.
Jeudi 8 octobre
Cette fois nous tentons la t Visite du temple Tanah Lot dans le sud ouest de Bali. On s'y rend à nouveau en scooter. Le trajet ne se passe pas trop mal même si l'absence de panneau d'indication se fait sentir. Cela nous permet d'améliorer notre indonésien auprès des locaux à qui on ne cesse de demander notre route.On a tenté de comparer le temple avec le Mont Saint Michel. En fait, le temple a été reconstruit récemment et est de très petite taille. Cependant, la visite est agréable car la côte est très propre, bien aménagée et on peut y voir plusieurs temples. On termine la journée par une noix de coco bien méritée.Le trajet retour se passe à merveille car Ubud est une ville très connue donc la route est bien indiquée.On y arrive à la tombée de la nuit. EN effet, il fait nuit à 18H30 mais pour l'instant nous n'avons pas expérimenté la conduite nocturne qui semble assez difficile vue l'absence d'éclairage des routes.
Vendredi 9 octobre.
Après les sorties en scooter, on a plutôt mal au dos et au c**. Décision est prise de faire une pause et de visiter plutôt Ubud. Ce sera donc une journée shopping. Les prix pratiqués ici défient toute concurrence et après quelques négociations, on arrive facilement à trouver son bonheur. Le soir nous dinons dans un restaurant tenu par une association en faveur de l'intégration des jeunes enfants souffrant de déficience mentale. Ce soir là nous faisons la connaissance d'un groupe de musique de Jakarta qui intervient pour la cérémonie de clôture du festival de littérature ayant lieu à Ubud ces jours-là. La maman de la soliste nous invite a aller visionner des films et à venir au spectacle de clôture. Nous irons.
Ubud, 5 jours
Samedi 10 Octobre
Comme vu hier, nous nous levons afin d'assister à la projection d'un film malais « Le dernier communiste » sur l'histoire de la guerre en Malaisie pendant le 2eme GM puis l'accès à l'indépendance du pays. Ceci se déroule en parallèle de l'histoire de Chin Lei, communiste malais, tombé chez les rouges à l'âge de 14 ans et qui après une vie entière dévouée pour son pays, se cache maintenant en Thaïlande. Il a 82 ans et quelques années de guérilla à son actif.
Le film est en fait un documentaire très intéressant sur l'histoire de ce pays colonisé par les anglais puis par les Japonais avant d'être libéré dans la douleur à la fin des années 40.
Sur le chemin du retour, Mikael achète une chocolatine qui se révèlera être excellente..un pur régal..
Dimanche 11 octobre
Réveil matinal pour Mikaël qui veut aller à la projection de 10h30.
Pour moi ce sera plutôt matinée de fille, la mission sera de trouver un coiffeur. Je demande à des filles dans la rue qui me conseillent d'aller à la rue Peliatan où il y a des coiffeurs, pas pour touristes. En effet, le centre de Ubud ne vit que pour les touristes. Je me dirige vers cette rue Peliatan qui est un peu excentrée, je trouve assez rapidement un salon de coiffeur, qui n'a rien à envier aux salons pour touristes. J'étais venue pour une coupe (11 000 RP), je repars avec une coupe bien sûre, mais je me suis aussi laissée tenter par un traitement complet du visage d'une heure (20 000 RP), que certains peuvent qualifier de ravalement de façade: gommage, crème, masque..., la totale! Je laisse les coordonnées du salon pour ceux et celles que cela intéressserait et qui seraient dans le coin : Rindu beauty salon Jalan Raya Peliatan, au début de la rue Peliatan en partant de l'immense statue faisant le rond point.
(Ici Mikael) Pour ma part, je suis donc allé voir 2 films d'un réalisateur sri-lankais: « 14 » et « Do not erase ». Le 1er dure 9 minutes et est d'une rare puissance. Peu de dialogue mais un sentiment de malaise et l'on en sort assez éprouvé. Le second est plus léger, voire comique. Il s'agit d'une maman qui enregistre des petits films pour son fils parti en Irak. Le film dure 25 mn et le jeu de l'actrice est formidable. En plus le réalisateur était présent pour répondre aux questions. J'ai passé un excellent moment.
On se retrouve vers 12h30 pour le déj, après 2h de séparation après un mois passé 24h/24, puis nous allons au spa !
Le soir après diner, direction le Musée Blanco pour la soirée de clôture du festival de littérature. Nous assistons à un concert de jeunes étudiants de Jakarta que nous avions suivis lors de leur répétition 2 jours auparavant, ensuite un spectacle de danses du feu est proposé. Des danseuses balinaises, des jongleurs et un cracheur de feu se succèdent avant le moment le plus attendu de la soirée: le groupe Samaradja. A vrai dire on ne connaissait absolument pas mais nous sommes repartis avec le CD tellement on a adoré leur musique. Ils jouent tous de nombreux instruments pour fournir une musique tres entrainante melangeant des airs du monde entier comme des chants irlandais, des chansons du Koweït... On a simplement ADORE, on a dansé pendant tout le concert, la fondatrice et directrice du festival, Janet de Reefe, dansait comme une petite folle aussi.
Une question m'a été posé dernièrement: alors vous vous engueulez beaucoup?
Depuis qu'on est 24h/24 tous les deux en Indonésie, bien évidemment on s'est disputé, mais ce fut toujours très bref, 5 minutes de dispute et des excuses pleuvent. Je peux vous citer des situations de disputes. Par exemple, en scooter, les disputes ne sont pas rares, Mikaël au volant et Phuong en copilote, c'est un cocktail explosif. Je ne suis pas très forte en copilotage, du coup à chaque intersection je ne sais jamais car je doute toujours, la carte que l'on a ne représente pas forcément toutes les routes existantes! Et comme je n'ai jamais conduit de scooter je crois, je ne préfère pas m'y adonner, d'autant plus que la conduite se fait côté gauche. En règle générale, sur la route, on s'engueule tout le temps. Qu'on soit en scooter, qu'on roule à gauche et qu'on soit en indonésie, cela ne change rien, on s 'engueule tout le temps: « je n'aurais pas pris cette route, j'aurais plutôt pris celle-là », ce type de remarque très constructive...
Au SPA, on s'est aussi disputé 5 minutes. J'étais dans le jardin alors que Mikaël était dans le sauna vitré. Il me fait des signes et je lui réponds ok. Moi j'avais compris « t'as vu je suis tout seul dans le sauna, il est à moi » alors que j'aurais dû comprendre « je suis bien dans le sauna, tu peux prendre une photo de moi » ce n'est que 10 minutes plus tard que je comprends que Mikaël m'avait demandé de prendre une photo. Au moment où je suis prête à la faire, il sort du sauna en me reprochant d'avoir été trop lente à prendre la photo, car il était en train d'étouffer, du coup je n'ai pas pu prendre la photo.
Sinon, on est devenus des gens cools.
Ubud, je-ne-sais-plus-combien-de-jours.
Lundi 12 octobre
Ce sera une journée scooter aujourd'hui. On décide d'aller dans le sud car on n'a pas encore vu, ce sera Sanur et Kuta, deux villes balnéaires.
On s'arrêtera le midi à Sanur, petite ville balnéaire, on longe la plage et déjeune au bord de la mer dans une petite échoppe. On repart pour Kuta, où on a été agréablement surpris. La plage de sable blanc et très belle et on comprend dès la première seconde pourquoi il s'agit d'un superbe endroit pour les surfeurs. De nombreuses vagues rendent même difficile la baignade. S'enchaînent alors sur la plage de nombreuses parties de dominos. Retour à Ubud en passant par la grande ville de Denpasar.On arrive à Ubud de nuit et juste avant un gros orage.
Mardi 13 octobre
il a beaucoup plu cette nuit, des trombes d'eau, et ce matin il pleut encore, ce sera la première fois de notre voyage qu'il pleut autant. Imaginez-vous le pays basque après le 15 août, et bien c'est pareil, Ubud est très vert...(NDLR: évidemment ce n'est pas Mikael qui a écrit cet article du 13 octobre).
Nous passons la journée tranquillement avec nos voisins de chambre, un couple de mexicains passionnées de plongée et d'art asiatique ainsi qu'une professeur d'anglais d'origine sud-africaine. Tout le monde parle espagnols, anglais et français donc les conversations ont lieu avec ces 3 langues, c'est très enrichissant.
Mercredi 14 octobre
Nous faisons un dernier tour dans la ville en ce jour de Kalungan. Il s'agit de la fête hindoue la plus importante de l'année. Toute la ville s'y prépare depuis quelques jours. EN temps normal, les gens ont déjà une activité religieuse dense. Les offrandes sont disposées tous les jours dans les maisons, dans les rues, dans les temples etc.. mais en ce jour spécial d'immenses bambous d'une dizaine de mètres de haut sont décorés et plantés par chaque famille devant la maison. Des repas spéciaux sont confectionnés et toute la population participe à la fête. Les enfants sont particulièrement heureux car ils disposent de 2 semaines de vacances à ce moment-là.
Le soir un taxi nous conduit à l'aéroport. Au revoir Ubud et l'Indonésie, bonjour Bangkok ! |